Radio Campus : Café Bertrand, Putain 20 ans
Voici un article trouvé sur le web de Radio Campus et écrit par Maxime Guitoux Marchais dans « album de la semaine » propulsant le quatuor que nous sommes au rang de meilleur album rock français de l’année pour ce mec que nous saluons au passage. L’article est reporté ci-dessous, vous pouvez le voir en direct-live en cliquant sur la photo du groupe.

Fin décembre déjà, il est donc temps pour moi d’aborder l’album qui m’a le plus marqué cette année. Il est évident pour les gens qui me connaissent que l’album Blunderbuss de Jack White doit être classé hors catégorie… laissant alors la place de meilleur album de l’année au somptueux Les mains dans l’encre du quatuor français Café Bertrand. L’occasion pour moi donc, de vous parler de l’album, mais aussi de ce groupe méconnu du grand public, qui pourtant fête ses 20 piges !
Formé en 1992 autour de Walther Gallay, le Café Bertrand enchaîne les titres avant de sortir son premier album en 2005 sur le label indépendant Rock Revolution Records. Ce premier bijou intitulé Les airs empruntés attire les critiques et met le groupe sur le devant de la scène française.
La consécration arrive en 2006 alors que le groupe assure la première partie de John Fogerty dans la capitale, et finit par être contacté par les dinosaures du hard rock : les Deep Purple. C’est l’envol pour le Caf’B qui, après tant d’années se retrouve à chanter en première partie d’un groupe de légende et ce, lors de 36 dates. En tout, plus de 150 000 personnes eurent la chance, le privilège d’entendre ce groupe. Je fus l’une de ses personnes, et lorsque j’entendis pour la première fois le titre « Les vents » en live à La Rochelle, je pris une claque. Imaginez, j’avais alors 15 ans pas plus, et je n’attendais que les Purple et le bordel environnant, avec les « vieux » en train de pogoter et moi au milieu à prendre mon pied… Et, je n’eus même pas le besoin d’attendre, Caf’B avait déjà enflammé la salle !
Dès lors, je me suis mis à suivre ce groupe. Et, ce ne fut pas une surprise d’entendre des titres aussi puissants que « C’est comme ça », « Sainte tutelle » ou encore « Mescaline » ; titres de l’album L’art délicat du Rock & Roll. Un album mixé par Roger Glover – rien que ça – qui allie riff sulfureux et textes poétiques. Ca y est, je prends le pari que le groupe remplira un jour les plus grandes salles de France…
Et bien, figurez vous, je n’eux pas le temps de dire ouf que mon souhait était exaucé. Et mieux encore, c’est le Vélodrome de Marseille et le Stade de France qui se présentent à eux, pour assurer la première partie des géants AC/DC ! Un rêve éveillé pour les membres… 70 000 personnes et une mission : les faire bouger avant l’arrivé du lutin Angus ! Le groupe s’est enfin taillé une réputation plus que solide, enchaîne les plateaux télé, passe au prestigieux Montreux Festival etc…
2012 marque le retour en force du groupe qui, pour ses 20 ans s’offre un album intitulé Les mains dans l’encre. Il s’agit du troisième album du groupe et celui-ci est tout simplement grandiose : Walther, l’âme et le chanteur charismatique de ce groupe pose sa voix sur des nouveaux textes qui vous prennent aux tripes et Alain Perusini dit « le Sioux », nous envoie des sons gras depuis sa basse. Mais, l’arrivée des frères Quintero, Yuri à la batterie et Nicolai à la guitare, n’est pas étrangère du succès de ce nouvel opus. Le premier est le véritable moteur du groupe, il impose son énergie en prenant plaisir à se défouler sur ses futs et le résultat est tout à fait remarquable. Le second quant à lui est un virtuose et trouve des sons sur sa gratte que l’on aurait pu ne jamais imaginer. Sur cet album, le groupe s’est aussi entouré de Kiki Graciet à l’harmonica et de Simon Jones au violon, deux bonhommes qui ont su tirer le meilleur d’eux-mêmes pour le plaisir de nos oreilles.
La reprise du groupe de la chanson « Un monde à part », interprétée originellement par Walther Gallay seul, est à ne pas louper ; tout comme la chanson « Hype », que j’apprécie tout particulièrement. Et que dire de la très engagée « Ils ont voté »… Vous l’aurez compris, cet album est tout simplement magnifique et reste à mes yeux, le meilleur album rock de l’année.
Parfois timide, souvent puissant, Café Bertrand sait comment faire de la musique de qualité et l’on comprend parfaitement pourquoi aujourd’hui, on considère le groupe comme la deuxième meilleure formation de rock français après les Noir Désir dont ils sont les héritiers. Après tout, Walther Gallay le dit lui-même : « Moi je n’ai jamais prétendu tutoyer les dieux, rien que des nuages ! ». Il ne nous reste plus qu’à vous remercier pour ces 20 dernières années, en espérant en avoir au moins 20 nouvelles !
Maxime
Publié par walther | 0 Commentaires









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